LE PEINTRE, EVELYNE AXELL

Dès 1966,  c’est à travers le corps de la femme, et en premier lieu le sien, qu’Evelyne Axell affirme son style. Il ressort d’emblée du tracé des formes et du choix de l’attitude que la peintre entend donner à ces nus, l’image d’une femme libre, sans complexes, sûre d’elle-même et de sa féminité.

 Son autoportrait, Le Peintre, peut être lu comme un manifeste de sa vision artis- tique : Evelyne Axell se représente nue, brandissant son pinceau comme attribut.

Diplômée de l’Académie des Beaux-Arts de Namur et du Conservatoire de Bruxelles, Evelyne Axell [1935-1972] poursuit entre 1955 à 1962 une carrière de comédienne. Après avoir vécu un moment à Paris, elle retourne à Bruxelles et se consacre entièrement à la peinture à partir de 1963 et cela, jusqu’à sa mort prématurée en 1972. L’histoire veut que ce soit l’artiste surréaliste René Magritte [1898-1967] qui lui ait révélé les secrets de la peinture à l’huile. Quand Evelyne Axell a commencé à s’affirmer en tant que plasticienne, le monde artistique vivait à l’heure du Pop Art et les membres du Nouveau Réalisme consolidaient leur position. Elle abandonne alors la peinture à l’huile pour explorer la gamme des résines plastiques qu’elle colore à l’émail. Les plastiques synthétiques sont en voie d’expérimentation et d’affinement à cette époque. Il lui est donc arrivé de devoir abandonner un matériau, du fait de l’arrêt de sa commercialisation.

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